L’adaptation de l’organisme et ses limites (introduction)

Introduction

L’adaptation de l’organisme et ses limites (introduction)
Le poète a dit: la mer est le miroir de l’homme.
Avec l’évolution des sciences et des techniques, elle a dévoilé certains de ses mystères.

La féerie des paysages sous-marins suffit à provoquer l’enthousiasme, il n’est
pas possible de demeurer insensible au vol majestueux d’une raie manta sur ces
étranges coraux fluorescents vert lumineux ou orange de l’océan Pacifique.

Les images de la vie subaquatique ont connu un large succès médiatique, d’abord avec les
reportages du commandant Cousteau, puis avec les films Le Grand Bleu, Atlantis
de Luc Besson et enfin Océans de Jacques Perrin et Jacques Cluzaud.

De nombreuses zones des fonds marins restent à explorer. Et l’archéologie sous-marine constitue
une source de découvertes exaltantes.

Mais peut-être d’autres raisons viennent-elles contribuer à cet engouement ?

En effet, lorsqu’il s’aventure sous la surface de l’eau, le plongeur pénètre dans un
monde où les perceptions des organes des sens sont différentes.

Et surtout, il ne progresse plus debout sur un plan dur, mais il évolue dans un univers à trois dimensions
où règnent l’apesanteur et le silence. Le dépaysement est total.

Le plongeur sportif avec son équipement de plongée, le scaphandre autonome, dispose d’une
complète liberté de mouvements et de déplacements.

Cependant, des règles très strictes régissent son séjour sous l’eau et la rigueur dont il doit faire preuve
contraste avec l’apparente liberté que lui procure son appareil respiratoire.

Des lois physiques et physiologiques incontournables gouvernent l’incursion de l’homme
en milieu subaquatique.

Un apprentissage est nécessaire pour évoluer sous l’eau en toute quiétude. L’enseignement correspondant est dispensé dans des structures appropriées, il est d’une part théorique et d’autre part pratique.

Une meilleure connaissance de l’adaptation de l’homme sous l’eau et des dangers encourus en
plongée sportive à l’air correspond à un réel besoin chez les plongeurs.

La plupart des ouvrages de médecine de la plongée restent très spécialisés et le
plongeur dispose pour sa formation d’un choix de livres d’anatomie, de physiologie
ou de physique dont la finalité n’est pas destinée à la compréhension de l’adaptation
de l’homme sous l’eau.

Le plongeur est contraint de glaner des informations dans différents ouvrages. Puis s’impose à lui un travail de compilation d’éléments dispersés.

Une réflexion m’a conduit, avec le Docteur Jean Mercier-Guyon, alors Président
de la Commission Médicale de la Fédération Française de plongée sous-marine,
à constater la nécessité d’un document pédagogique destiné au pratiquant et au
moniteur. Cette observation m’a incité à faire ce livre.

Cet ouvrage réalise une synthèse des données les plus récentes ; de ce fait, il intéresse aussi les médecins, médecins du sport ou spécialistes qui peuvent être confrontés dans leur pratique
quotidienne à des patients plongeurs.

Par ailleurs, l’intention de ce travail est de communiquer un certain nombre de messages, notamment sur la prévention et sur l’élaboration actuelle des tables qui ne repose pas sur un simple modèle mathématique de la décompression.

La présentation et la rédaction du texte s’efforcent d’être didactiques. Au cours de la réalisation de ce livre, il est devenu évident qu’un texte dépourvu d’illustrations aurait été peu attrayant. Les planches couleurs originales constituent donc un outil pédagogique indispensable.

 

source de : L’adaptation de l’organisme et ses limites (introduction) de Philip FOSTER

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